Spotify a déclaré qu'Apple empêchait les utilisateurs d'iPhone d'utiliser les boutons physiques de contrôle du volume lors de la diffusion de musique sur d'autres appareils avec Spotify Connect. Cette évolution apparaît comme une nouveauté dans les différends de longue date entre Apple et Spotify. Ce changement apporté par Apple fait craindre qu'il puisse avoir un impact significatif sur l'expérience utilisateur de Spotify.
Spotify Connect est une fonctionnalité qui permet aux utilisateurs d'envoyer sans fil de la musique depuis l'iPhone vers des haut-parleurs externes ou d'autres appareils audio. Cependant, avec le dernier changement, les boutons de contrôle du volume de l'iPhone perdent leur fonction lorsque cette connexion est établie. Spotify affirme que cela est dû aux restrictions d'Apple sur les applications tierces. Selon la déclaration sur la page d'assistance de l'entreprise, la désactivation par Apple de cette technologie empêche les utilisateurs de contrôler le volume des appareils qu'ils connectent à Spotify Connect directement avec les boutons physiques de l'iPhone.
Les réclamations de Spotify contre Apple
Spotify affirme que la décision d'Apple viole la loi sur les marchés numériques (DMA) de l'Union européenne. DMA exige que les grandes entreprises technologiques fournissent à des développeurs tiers les fonctionnalités matérielles et logicielles qu’elles utilisent pour leurs propres applications et services. Spotify a déclaré qu'Apple n'avait pas respecté cette obligation légale et a porté la situation devant les autorités de l'UE. La société demande à Apple de rétablir la possibilité de contrôler le volume lors de l'envoi de musique vers des appareils tels que HomePod via Spotify Connect.
Cette dernière tension entre Spotify et Apple est en réalité considérée comme faisant partie d'une rivalité qui dure depuis des années. En 2019, Spotify a accusé Apple de restreindre l'accès au HomePod pour obtenir un avantage sur son propre service de musique, Apple Music. Cette plainte a été prise au sérieux par l'Union européenne et diverses enquêtes ont été lancées contre Apple. Toutefois, les tensions entre les deux sociétés ne se sont pas apaisées depuis. Spotify affirme qu'Apple les discrimine en ce qui concerne les intégrations matérielles et logicielles.
D'un autre côté, on sait que Spotify a eu des problèmes d'intégration avec Apple dans le passé. Par exemple, Spotify a rejeté l'offre d'Apple d'intégrer la technologie AirPlay 2 dans son application. Même si l’on pense que cette intégration peut améliorer l’expérience utilisateur, Spotify n’offre toujours pas ce support. L'entreprise déclare travailler sur cette intégration, mais les utilisateurs continuent d'attendre cette fonctionnalité.
Ce différend entre Spotify et Apple a relancé les discussions sur le droit de la concurrence dans le secteur des services numériques. La loi sur les marchés numériques de l'Union européenne a été créée pour empêcher les grandes entreprises technologiques d'abuser de leur position dominante sur le marché. Les restrictions d'Apple sur l'accès au matériel et aux logiciels peuvent être sujettes à révision en vertu de cette loi. Les plaintes de Spotify pourraient conduire l'UE à prendre des mesures plus strictes sur cette question.
Apple, quant à lui, affirme que ces restrictions sont nécessaires à la sécurité des utilisateurs et à l'intégration du système. L'entreprise déclare qu'elle prend de telles mesures pour protéger son propre écosystème matériel et logiciel. Mais ces explications ne satisfont pas Spotify et les autres développeurs tiers. Les affirmations selon lesquelles Apple imposerait de telles restrictions pour donner un avantage à son propre service de musique font partie des critiques fréquemment exprimées dans le monde de la technologie.
Il semble que le combat entre Spotify et Apple ne se terminera pas de sitôt. Les utilisateurs surveillent de près les résultats de cette compétition alors que les deux camps tentent de protéger leurs positions. Les décisions prises par l’Union européenne affecteront non seulement ces deux entreprises, mais aussi l’ensemble des acteurs du marché des services numériques.