Le gouvernement norvégien a décidé d'interdire aux élèves du primaire d'utiliser des outils d'intelligence artificielle productifs. Selon les informations fournies par Reuters, la nouvelle réglementation entrera en vigueur à la rentrée 2026-2027. Le Premier ministre Jonas Gahr Støre a déclaré lors de la conférence de presse au cours de laquelle il a annoncé le règlement que les outils d'intelligence artificielle pourraient amener les enfants à sauter les étapes d'apprentissage de base du processus éducatif. Le gouvernement souligne que les élèves, en particulier dans les premières années, devraient se concentrer sur les compétences de base telles que la lecture, l'écriture et les mathématiques.
Les nouvelles règles couvrent les élèves de la première à la septième année. Les enfants âgés d’environ 6 à 13 ans ne pourront pas bénéficier de services d’intelligence artificielle productifs en milieu scolaire. L'administration norvégienne vise à empêcher les étudiants de cette tranche d'âge de devenir trop dépendants des outils numériques pour obtenir des informations et résoudre des problèmes. La capacité des étudiants à développer des compétences académiques de base par leurs propres efforts est au centre des politiques éducatives.
L'approche norvégienne ne se limite pas aux élèves du primaire. En vieillissant, les règles deviennent plus flexibles. Ainsi, les élèves âgés de 14 à 16 ans pourront utiliser des outils d’intelligence artificielle productifs, mais cette utilisation se fera sous la supervision de l’enseignant. Un modèle plus libéral est adopté pour les étudiants âgés de 17 ans et plus. Les jeunes de cette tranche d’âge seront encouragés à utiliser les outils d’intelligence artificielle de manière responsable et consciente.
La Norvège reconsidère l’utilisation de la technologie dans les politiques éducatives
Cette décision en faveur de l'IA générative n'est pas la seule réglementation norvégienne concernant l'utilisation de la technologie dans l'éducation ces dernières années. Le pays a décidé d'interdire l'utilisation des smartphones dans les écoles en 2024. Selon les données partagées par les autorités, après cette application, il y a eu une diminution des cas de harcèlement, une amélioration des résultats scolaires des élèves et une diminution significative des demandes de soutien en santé mentale à des psychologues. Il est indiqué que les résultats obtenus, notamment parmi les étudiantes, sont plus évidents.
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En outre, le gouvernement norvégien envisage d'autres mesures pour limiter le contact des enfants avec les plateformes numériques. L'interdiction des réseaux sociaux pour les enfants de moins de 16 ans est à l'ordre du jour dans le pays. Le gouvernement devrait soumettre le projet de loi correspondant au parlement d'ici la fin de l'année. Cette approche est parallèle à la politique de l’Australie, qui a récemment inscrit à l’ordre du jour des réglementations similaires.
D’un autre côté, les effets des outils d’intelligence artificielle sur les enfants ne sont pas seulement discutés en Europe. Aux États-Unis, de nouvelles réglementations concernant l’interaction des chatbots basés sur l’intelligence artificielle avec des utilisateurs mineurs sont à l’ordre du jour. Le projet de loi appelé GUARD Act, en cours de discussion au Sénat et à la Chambre des représentants, vise à obliger les sociétés d'intelligence artificielle à établir des mécanismes de vérification de l'âge et à limiter la fourniture de certains services aux utilisateurs mineurs.
Toutefois, la portée du projet de loi a été réduite ces derniers mois. Le règlement, qui couvrait initialement la majorité des chatbots pris en charge par l’IA, a ensuite été révisé pour se concentrer sur certains services définis comme « compagnons de l’IA ». Ce changement a conduit à des commentaires selon lesquels les outils d'intelligence artificielle à usage général tels que ChatGPT, Gemini ou Microsoft Copilot pourraient rester en dehors de la réglementation.
Les critiques se concentrent sur le fait que les définitions contenues dans le texte de la loi ne sont pas suffisamment claires. Les experts affirment que les entreprises peuvent éviter la réglementation en définissant les fonctionnalités des chatbots comme des fonctions auxiliaires ou secondaires. La frontière de plus en plus floue entre une application d'amis basée sur l'intelligence artificielle et un service de recherche ou d'assistance en interaction constante est également au centre des discussions. Au milieu de ces discussions mondiales, la décision prise par la Norvège apparaît comme l'un des exemples d'une approche plus prudente du rôle de l'intelligence artificielle dans les processus éducatifs des enfants.
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