L'affaire App Store, qui dure depuis des années entre Apple et Epic Games, a été remise à l'ordre du jour avec une nouvelle procédure judiciaire. Ce conflit juridique, qui a débuté avec une mise à jour secrète de Fortnite en 2020, n’est toujours pas terminé malgré le passage du temps. Depuis, les parties se sont affrontées à plusieurs reprises devant les tribunaux. Finalement, Apple a de nouveau fait appel pour annuler la décision prise en avril 2024.
Apple affirme que la décision de la juge Yvonne Gonzalez Rogers a dépassé les limites légales et bouleversé la balance commerciale. La requête en appel souligne que le juge présidant l'affaire a élargi de manière non autorisée la portée de la décision prise en 2021. Cependant, selon Apple, la décision judiciaire interfère non seulement avec la politique de l'entreprise mais aussi avec ses droits constitutionnels. Pour ces raisons, l'entreprise souhaite que l'affaire soit transférée à un autre juge ou que la décision soit entièrement annulée. Outre tout cela, il ne faut pas oublier qu'Apple a présenté des objections similaires sur cette question les années précédentes.
Apple prolonge la procédure de poursuite pour éviter de perdre le contrôle de l'App Store
L'une des principales objections d'Apple concerne la réglementation obligatoire des systèmes de paiement alternatifs dans l'App Store. La décision du juge oblige Apple à autoriser les options de paiement par des tiers et à ne pas facturer de commissions sur ces transactions. Cependant, Apple affirme que cela nuit à son modèle de revenus et met en danger la sécurité des utilisateurs. Epic, en revanche, pense que cette politique est injuste pour les développeurs. Les deux parties suivent strictement le processus, sans reculer dans leurs arguments. C’est pour cette raison que chaque nouvelle audience devant le tribunal remet à l’ordre du jour des allégations antérieures.
Dans son appel, Apple déclare clairement que la décision du tribunal est « une intervention qui dépasse les normes légales ». Le juge a ainsi élargi la décision datée de 2021, estimant que le blocage par Apple des systèmes de paiement alternatifs était « illégal ». Mais Apple affirme que ce commentaire porte atteinte à ses droits commerciaux et menace le contrôle interne. En outre, la requête en appel contient des déclarations claires selon lesquelles les dispositions constitutionnelles et civiles ont été violées. Ce qui est remarquable, c’est que cette situation est susceptible d’affecter non seulement Apple mais tous les fournisseurs de plateformes ayant une structure similaire.
Epic Games souhaite en revanche que cette décision soit maintenue, arguant que les utilisateurs devraient se voir proposer des alternatives dans leurs systèmes de paiement. Selon Epic, les taux de commission actuels d'Apple créent un lourd fardeau pour les développeurs. Dans ce contexte, les demandes visant à établir une structure plus flexible dans l'App Store reviennent à l'ordre du jour. Apple insiste sur le fait que de tels changements présentent de sérieux risques en termes de sécurité des applications et d'expérience utilisateur. Cette divergence d’opinions fait de l’affaire moins un différend technique qu’une lutte sur les principes fondamentaux de l’économie numérique. Les discours des partis sont devenus de plus en plus stratégiques à ce stade.
Ramener l’affaire devant les tribunaux signifie que la décision de 2024 entrera en vigueur. Cependant, Apple affirme que la mise en œuvre de cette décision pourrait avoir de graves conséquences juridiques et commerciales. D'un autre côté, Epic décrit cet effort d'Apple comme une simple tentative de gagner du temps. Il semble que les deux parties soient disposées à prolonger le processus afin d’obtenir un résultat en leur faveur. Dans cette affaire, actuellement en appel, aucune décision définitive n'est attendue à court terme. Cependant, on pense que chaque nouvelle décision pourrait affecter les pratiques à l’échelle de l’industrie.